2021 Rapport du ministère public : augmentation des menaces, des agressions et de la violence dans la société néerlandaise
La crise COVID-19 et les mesures qui en découlent ont joué un rôle dans la forte augmentation du nombre de condamnations en 2021. Le rapport du ministère public publié en mars 2021 montre que les menaces, les insultes, la violence et les manifestations illégales ou violentes figurent parmi les cas les plus fréquents. Mais que révèlent réellement les chiffres ?
Les périodes de crise se traduisent souvent par une augmentation des tensions sociétales, avec de nouvelles règles et restrictions sur la vie publique. Ces dernières années, la société néerlandaise a toutefois été témoin de bien plus qu’une augmentation du nombre de manifestations pacifiques. L’augmentation des menaces, des violences et des abus à l’encontre des professionnels de première ligne qui protègent et préservent notre société est un fait, et tout doit être mis en œuvre pour lutter contre cette tendance inquiétante.
Les faits : Rapport annuel du ministère public 2021
Le rapport annuel du ministère public de 2021 indique une augmentation inquiétante dans plusieurs domaines clés :
1200 suspects de résistance aux forces de l’ordre.
1048 suspects d’abus physiques à l’encontre d’agents des forces de l’ordre.
Augmentation de 220 % du nombre d’appels publics à la résistance contre les forces de l’ordre et à l’instigation avec 254 cas confirmés contre 111 en 2020 et 43 en 2019.
Augmentation de 8 % des affaires judiciaires concernant des menaces à l’encontre d’agents des forces de l’ordre et d’autres personnes. Plus de 8100 affaires ont été traitées en 2021, contre 7500 en 2020.
Augmentation de 6 % des affaires judiciaires liées à des violences verbales par rapport à 2020, et de 9 % par rapport à 20219.
Augmentation de 8 % du nombre de condamnations effectives pour les actes criminels susmentionnés.
Augmentation de 24% du nombre de jeunes de 18 à 21 ans soupçonnés de violence verbale, de discrimination, d’agression et d’instigation.
Ces chiffres montrent la réalité. Pour les professionnels de première ligne travaillant sur le terrain, la situation est devenue plus dangereuse, avec davantage d’abus dirigés contre eux chaque année. Il s’agit d’une augmentation inacceptable qui entraîne de graves problèmes en termes de sécurité et de satisfaction des employés. Cette tendance est malheureusement présente dans de nombreux pays en dehors des Pays-Bas ; le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et l’Italie n’en sont que quelques exemples.
Il faudra beaucoup de temps pour finaliser et mettre en œuvre les nombreuses approches et politiques créées pour répondre à cette tendance inquiétante. La recherche, l’évaluation, les tests et enfin la mise en œuvre seront naturellement nécessaires, ce qui peut encore être exacerbé par des politiques divisées et des distinctions locales dans les approches. Cependant, une grande quantité de données sur les pilotes et les essais de caméras corporelles existent déjà et sont partagées entre les organisations chargées de l’application de la loi. Lorsqu’il existe une volonté politique de protéger immédiatement les employés, les processus peuvent se dérouler rapidement et sans heurts.
Des solutions de caméra corporelle pour relever les défis sociétaux
Les systèmes de caméra corporelle ont été testés dans de nombreux pays et pour de nombreuses professions de première ligne, avec les résultats escomptés. Les policiers belges estiment que la caméra corporelle est leur support idéal en patrouille, car elle permet souvent de désamorcer les tensions croissantes, de fournir des preuves factuelles de ce qui a été dit et fait, et d’améliorer les rapports de police après un incident. La police suisse a piloté des caméras corporelles pendant des années, constatant qu’elles contribuaient à améliorer les interactions avec le public et constituaient une source inestimable de preuves à utiliser devant les tribunaux. Les pompiers français utilisent quotidiennement les caméras corporelles pour protéger et servir les intérêts de la société.
Ce ne sont là que quelques exemples des avantages quotidiens que les professionnels de première ligne retirent de l’utilisation des caméras corporelles. Les utilisateurs et les membres du public trouvent que les caméras corporelles augmentent la sécurité et le sentiment de sécurité de toutes les personnes impliquées dans une interaction. Elles constituent également un outil utile pour les tactiques de désescalade, telles que l’approche en quatre étapes utilisée par les agents des transports publics de La Haye. Enfin, les tribunaux de nombreux pays ont adopté les systèmes de caméras corporelles, car les preuves indiscutables recueillies comprennent la vidéo et l’audio, la localisation GPS et bien plus encore. Les preuves recueillies par les caméras corporelles sont donc beaucoup plus révélatrices que les images de télévision en circuit fermé. Les caméras corporelles se sont révélées très efficaces, notamment en ce qui concerne les taux de condamnation des insultes ou des menaces verbales. En outre, grâce aux fonctions intégrées de sécurité et de respect de la vie privée, ces preuves sont acceptées dans le monde entier comme indiscutables, sans accès ni altération possibles.
En 2022, il est urgent d’apporter des réponses concrètes aux abus croissants dont sont victimes de nombreux professionnels de première ligne. Les systèmes de caméras corporelles ont prouvé à maintes reprises leur efficacité dans la protection des professionnels de première ligne dans l’exercice de leurs fonctions quotidiennes. Le moment est venu de généraliser l’acceptation et la mise en œuvre de cet outil de sécurité et d’autorité indispensable. Pour permettre à ceux qui nous servent tous par leur travail crucial de faire leur travail en toute sécurité et sans risque d’abus de quelque sorte que ce soit. Pour protéger ceux qui nous protègent.
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