Les premiers chefs de train de la compagnie NS ont commencé à travailler avec des caméras corporelles. Selon NS, ce déploiement fait suite à un projet pilote impliquant 100 chefs de train en 2024, qui a montré que les caméras corporelles amélioraient le sentiment de sécurité des employés et avaient un effet de désescalade, en particulier pendant les quarts de soir. NS prévoit de généraliser les caméras corporelles à tous les chefs de train d’ici à la fin de 2026.
Pour les travailleurs des transports publics, l’agression ne se limite pas à la violence physique. Les abus verbaux, l’intimidation et les comportements menaçants peuvent rapidement rendre le travail quotidien dangereux. La NOS a indiqué que la NS introduisait les caméras après que les résultats des essais aient montré un effet de désescalade pendant les incidents, les conducteurs décrivant moins d’expériences d’agression verbale et un seuil plus élevé pour les passagers qui deviennent agressifs.
Les caméras corporelles ne sont pas destinées à enregistrer en continu comme preuve par défaut. NS précise que les conducteurs peuvent activer la caméra lorsqu’une situation risque de s’aggraver ou lorsqu’ils pensent qu’une infraction pénale est en train de se produire. Lorsqu’il est activé, le système enregistre également les 60 secondes précédentes. L’accès aux images est limité au conducteur et au personnel autorisé de la NS, tandis que la police et les autorités judiciaires peuvent demander des images en cas de besoin. Les enregistrements sont automatiquement effacés au bout de 28 jours.
C’est précisément là que les caméras corporelles peuvent apporter une valeur ajoutée dans les transports publics : elles sont visibles, immédiates et personnelles. Une caméra portée peut aider à calmer une situation avant qu’elle ne se transforme en incident. Et lorsque la désescalade ne suffit plus, elle peut fournir des images objectives pour les rapports, les enquêtes et les poursuites.
Mais la technologie seule n’est pas une réponse complète. La NS forme également les conducteurs avant qu’ils ne soient autorisés à utiliser les caméras, notamment en ce qui concerne le moment où l’activation est appropriée. C’est important. Les caméras corporelles sont plus efficaces lorsqu’elles font partie d’une politique opérationnelle claire, avec une formation adéquate, des règles transparentes en matière de protection de la vie privée et une gestion sécurisée des preuves.
Le déploiement néerlandais montre également que les caméras corporelles s’intègrent dans une stratégie de sécurité plus large pour les transports publics. NS équipe déjà ses employés de Safety & Service avec des caméras corporelles, et le nouveau déploiement étend cette protection aux chefs de train qui travaillent directement avec les passagers dans les trains. Le ministère de l’infrastructure et de la gestion de l’eau a alloué 12 millions d’euros à ce déploiement.
Pour ZEPCAM, le message est clair : les caméras corporelles ne sont plus un outil de niche réservé aux forces de l’ordre. Elles deviennent un équipement de sécurité essentiel pour les opérateurs de transport, les équipes de sécurité et les autres professionnels de première ligne qui sont confrontés à des situations imprévisibles dans les espaces publics.
L’objectif n’est pas d’enregistrer davantage. L’objectif est de prévenir davantage, de mieux protéger et de s’assurer qu’en cas d’incident, les faits sont disponibles.
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Sources d’information
Cet article est basé sur des rapports et des annonces publiquement disponibles :